Le Saguenay, une région à grimper

…pour les innombrables massifs de qualité et les cascades de glace
…pour sa diversité, autant en escalade traditionnelle, sportive qu’artificielle
…pour ses sites en milieu urbain et tout au long du magnifique Fjord du Saguenay

Quoi de neuf

Un nouvel interface pour le site web du CMS gracieuseté de Louis Gagné.

Un nouveau lien Forum pour discuter d’escalade de roche, de glace, de voyage, etc...

Le nouveau topo Les Parois d’escalade du Saguenay est maintenant disponible. Contactez Pierre-Y. Plourde au 545-5011 poste 2327. À la boutique Atmosphère de Place du Royaume également au 545-4945.



Accès restreint au Cap Trinité.



Voies restreintes:

- Sentier d'accès, via la statue
- Gladiateurs
- Directissime
- Le ver solitaire
- Les Joyeux lurons
- Cowkroski ou voie de l'allemand

(Plourde, P-Y, Garneau F-X, (2006) Parc national du Saguenay: voies #10, #11,#12,#13 et #14, dans Parois d'escalade du Saguenay. Chicoutimi: Édition JCL Inc. p. 372-380)

Raison: Préservation

Le faucon pèlerin est un oiseau nicheur, considéré en situation précaire, présentement en réhabilitation au Cap Trinité. La présence de grimpeurs à proximité d'un nid, en période sensible, peut provoquer un stress et une agitation chez les oiseaux, les poussant à adopter des comportements défensifs, au détriment des efforts nécessaires pour nourrir et s’occuper de leurs oisillons. Ceci peut mener à l’abandon des œufs ou des jeunes, voire l’envol prématuré de ces derniers. À long terme, on pourra même remarquer un abandon définitif d’une falaise occupée par des oiseaux nicheurs. Respectez ces restrictions, il s’agit d’un simple geste pour aider les efforts de rétablissement de ces oiseaux de proie en péril.

N’oubliez pas, qu’il sera toujours possible de grimper ces voies après le départ des oiseaux nicheurs, à partir du mois d'août, et que vous pouvez continuer à profiter pleinement des voies autorisées suivantes:

- Accès nautique
- Accès en rappel par le haut des voies autorisées accessibles:
- L'Araignée
- Dièdre Robert-Vézina
- La vire du curé Dallaire
- Fox Victor India
- Le Dièdre du Père Lavoie
- Les grands Galets (et variante de la Souricière)
- Expresso
- Morts de rire

(Plourde, P-Y, Garneau F-X, (2006) Parc national du Saguenay: voies #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, #10, #11 et #12, dans Parois d'escalade du Saguenay. Chicoutimi: Édition JCL Inc. p. 350-371)

Merci de votre collaboration. Pour toutes informations et commentaires:

Dominic Simard (garde-parc / patrouilleur), 418 272-1509 poste 230
Yana Desautels (responsable du service de l’éducation et de la conservation), 418 272-1509 poste 228

Historique

Le cap Trinité est la paroi la plus impressionnante le long du fjord. C’est à cet endroit que l’escalade de rocher a débuté dans la région du Saguenay vers le milieu des années cinquante.

Jean Sylvain, accompagné de grimpeurs de Québec et de Montréal, fut l’instigateur principal des premières tentatives. Une première ascension a été réalisée par une équipe allemande dans une section moins haute de la paroi en utilisant l’équipement déjà placé dans la majeure partie de la voie par Jean Sylvain et ses compagnons de cordée lors d’une tentative en 1964. Piqué par cette « première » du cap Trinité, Jean Sylvain, Pierre Vézina et André Robert ont réussi en 1967 une première dans la partie la plus haute de ce mur de 300 mètres, la Directissime1. Cette ascension représentait un exploit formidable et elle a attiré l’intérêt des autres grimpeurs du Québec et d’ailleurs.

Un fait peu connu des grimpeurs de cette époque : Jean Allard, un grim-peur de la région de Sherbrooke, réalisa en 1962 une première voie, Les Pionniers, sur le Cran Carré à Sainte-Rose-du-Nord2. Par la suite, il est devenu enseignant à l’école secondaire du village et il a formé un club d’escalade. Jean-Yves Houde, Laval Villeneuve et Georges-Arthur Tremblay ont été les premiers grimpeurs locaux à répéter la voie Les Pionniers. D’autres voies ont été ouvertes plus tard sur une paroi en bordure du village par, entre autres, Dominic Villeneuve et Florian Girard. Le Dièdre constitue la voie la plus difficile.

En 1970, François-Xavier Garneau est arrivé de l’Ouest canadien et a constaté l’énorme potentiel de Chicoutimi et des villes environnantes. Il s’est joint à Gilbert Touzot et André Vallée pour intensifier le développement de l’escalade par l’aménagement de nouvelles parois et l’ouverture de nouvelles voies. Il a fondé un club d’escalade en 1971, La Cordée, qui est devenu par la suite le Club de montagne du Saguenay. Quelques années plus tard, Régis Richard s’est installé à Chicoutimi et ce grimpeur talen-tueux a beaucoup contribué au développement du Club et de l’escalade au Saguenay. Il s’est distingué par la grande qualité de ses premières.

Une explosion de nouvelles voies en 1987, sous l’impulsion de Joël Tremblay, Steve Jomphe, Hubert Morin, Mario Bilodeau et Sylvain Malchelosse, a conduit à la publication d’un premier livre-guide en 1988 par François-Xavier Garneau.

Douze ans plus tard, un phénomène remarquable, l’escalade spor-tive sur plaquettes, s’est developpée au Saguenay, rendant abordables des parois, considérées jadis, comme inaccessibles. Ce nouveau type d’escalade, issu des murs intérieurs, a suscité un réel engouement qui s’est traduit par l’ouverture de nouvelles voies par un nombre croissant de jeunes grimpeurs dont Jacques Filion, Pierre-Yves Plourde, Cornelia Krause, Éric Tremblay et Gilles Simard entre autres. Parallèlement à cet essor, des voies d’escalade artificielle ont été développées par un groupe restreint de grimpeurs dont Jean-Philippe Villemaire, Pierre Raymond et Patrice Morin. Une deuxième édition du livre-guide a été publiée en 1998 par François-Xavier Garneau et Pierre-Yves Plourde.

La fin des années quatre-vingt dix a permis de développer une partie du potentiel de l’arrondissement La Baie sous l’impulsion d’Éric Lalancette, d’Alain Martin et de Patrice Morin. Encore aujourd’hui, l’activité de l’escalade demeure fort populaire et une nouvelle vague de grimpeurs poursuit le travail entrepris par les premiers grimpeurs. Les Simon Labrecque, Raphaël Gagné, Marc Durepos, Charles Munger, Alain Couture, Simon Létourneau, Olivier Tremblay, Éric Lemieux, Benoit Chayer et Jean-Philippe Fafard portent toujours plus haut le flambeau des ouvreurs.

1. Alpinisme au Québec, André Hébert, Éditions du Jour, 1972.
2. Parois d’escalade au Québec, Eugénie Lévesque et Jean Sylvain, Édition officielle du Québec, 1978.

Mot du club

Bonne saison d’escalade de rocher à tous !

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